dimanche 3 septembre 2017

Le grand alignement septénaire et solsticial du chef de la milice céleste





Le véritable méridien de la France n'est peut-être pas celui que l'on croit.

John Fitzgerald nous a fait l’honneur de commenter notre texte « Le combat apocalyptique et définitif entre la Gaule et la France » sur son blog Albion Awakening, transposant au cas de la Grande-Bretagne la scission irréductible que j’observais chez nous entre le pays archaïque et la nation.

Il n’y a vraiment rien d’amusant à constater que ce soient des étrangers qui s’avèrent comprendre le mieux la situation de notre pays. Les français, et tout spécialement les nationalistes - qu’ils soient de droite ou de gauche - sont si profondément stupides, ontologiquement collaborationnistes et jouissivement soumis à l’occupant quel qu’il soit (ce pays serait né grâce à Jules César, ou bien grâce au belge Clovis, ou encore grâce à l’anthropologie judéo-chrétienne ou même la pensée hébraïque, …) que je ne regrette pas une seconde de dire publiquement depuis bientôt dix ans que mes trois ennemis principaux sont bien : le marxisme, le complotisme et le nationalisme.




Je viens de relire quelques dialogues entre Lucien Rebatet et Pierre-Antoine Cousteau, deux promoteurs actifs de l’intégration grand’continentale, dans leur prison de Clairvaux. Celui de novembre 1950 portant sur Maurras, et intitulé « Le passé de l’intelligence », est particulièrement savoureux.
Après avoir rapidement salué « le vieux de Martigues » dans la grande cour de la détention (tandis que Rebatet restait à l’écart), Cousteau déclare à son compagnon : « Il y a, vois-tu, chez Maurras, quelque chose qui me choque encore plus que sa haine des Allemands, c’est son jacobinisme. Car il n’est pas douteux, n’est-ce pas, que ce sont les jacobins qui ont inventé ce nationalisme à fleur d’entrailles dont l’Europe est en train de crever. Avant 1789, les honnêtes gens eussent trouvé ce sentiment d’une dégradante vulgarité ». Rebatet réplique : « Les patriotes de 1793, c’étaient bien en effet les ancêtres de nos fifaillons ». Cousteau : « Il est comique – et décourageant – qu’un bonhomme comme Maurras dont toute l’œuvre est braquée contre la Révolution et les Immortels Principes, ait adopté pour son usage personnel et pour celui de ses partisans ce qu’il y a précisément de plus absurde dans le système de ses ennemis ». Rebatet : « Maurras a ainsi voué à l’échec, dès le départ, son entreprise de rénovation ».
Et Cousteau conclut avec superbe :
« Lorsqu’on met par principe et dans tous les cas la Patrie au-dessus du parti, lorsqu’on proclame qu’il est sacrilège de se quereller en face du péril extérieur, et que les dissensions entre Français font le jeu de l’ennemi, on s’interdit toute espèce d’action. Car il y a toujours un péril extérieur : la France n’est pas une île du Pacifique. Si Franco avait eu de pareils scrupules, le Frente Popular règnerait aujourd’hui à Madrid. D’ailleurs, pratiquement, c’est à cela qu’a abouti l’Action Française : à cribler la République de critiques inoffensives en période de calme, et à la consolider par l’union sacrée, à l’heure du péril ».

Toutes les trahisons de la droite nationale, au nom des principes stupides de l’Union sacrée (« Tout ce qui est national est nôtre » et autres balivernes) sont résumées dans cette dernière phrase lumineuse, que tout catholique voué à l’avènement de l’Empire du Saint-Esprit se doit d’apprendre par cœur.
Songeons à tous ces anti-républicains de principe qui se drapent immédiatement des couleurs bleu-blanc-rouge au moindre attentat islamiste en France. A l’heure du péril, les traîtres se réfugient toujours derrière l’ennemi républicain. Rebatet et Drieu la Rochelle ont vécu tout cela de l’intérieur.




La matrice celte du pays de John Fitzgerald s’appelle Albion. C’est la véritable Bretagne, la seule et unique Bretagne. La Grande. Elle s’incarne entre autres dans les ruines sublimes du château de Tintagel, le château d’Arthur bâti au cœur de ce splendide comté de Cornouailles…
Puis ces contrées ont été envahies par les Angles et les Saxons. Notons que deux cents ans avant de se faire écraser par Charlemagne aux alentours de 800, les Saxons ont conquis les Cornovii, leur imposant la vénération de Woden à coups d’épées dans le ventre. Ceci pour rappeler la belle tolérance des païens les uns envers les autres, phénomène historique bien connu auquel la Nouvelle Droite tente de nous faire croire depuis des décennies.

Des fouilles archéologiques à Tintagel ont montré qu’il existait, durant la période romaine, des liens commerciaux avec la Méditerranée. La route de l’étain entre les Cornovii et les Celto-ligures de Massalia est une réalité historique. Je préciserais simplement que cette route n’était pas simplement commerciale, et qu’elle reposait sur un axe de nature bien plus intangible.
Après avoir affirmé que les retrouvailles avec l’Albion archaïque ne pourraient passer que par le Christ (« The specifically Christian elements of this revival will make themselves clear in time »), John Fitzgerald conclut son texte avec un superbe tableau de William Blake représentant Joseph of Arimathea preaching to the Britons.


Il existe une légende à propos du coup d’épée que saint Michel aurait asséné au diable pour le renvoyer en enfer. De fait, sept sanctuaires dédiés à l’archange majeur sont bellement alignés avec le soleil levant du solstice d’été : Skelling Michael en Irlande ; le St Michael’s Mount en Cornouailles ; le Mont Saint-Michel en Normandie ; l’abbaye Sacra di san Michele dans le Piémont ; le sanctuaire de Saint-Michel-Archange au mont Gargano dans les Pouilles ; le monastère grec "Mixalis" Panormitis de l’île de Symi ; et le monastère Notre-Dame-du-Mont-Carmel d'Haïfa, consacré à la prière pour que « le peuple juif progresse dans l'amour de Son Nom ».
Saint Michel est apparu en chacun de ces lieux (à l’exception du dernier).

Ces sept lieux illustrent parfaitement le grand voyage de Joseph d’Arimathie, de Palestine jusques en Cornouailles.
Un grand voyage vers l’ouest suivant une ligne solsticiale, afin de dissiper les ténèbres du doute et de l’erreur.

"Dans la première guerre, Dieu a vaincu
 en se servant du prince des milices célestes, 
 l'Archange Saint-Michel, 
 et nous devons croire fermement
que la lutte actuelle se terminera par le triomphe, 
 avec le secours de cet Archange béni."

Saint Pie X
Invito sacro Rome, le 18 septembre 1903


1 commentaire:

  1. Merci beaucoup, Monsieur James, pour votre exposition de mon texte. Vos reflections sur le grand alignement du chef de la milice celeste sont tres valable dans ces jours de preparation avant le fete de St. Michel le 28 Septembre. Comme a ecrit Jean Parvulesco dans 'Un Retour en Colchide' -

    "Il va de soi que l'ensemble de l'encadrement révolutionnaire de nos milices grand-continental devra être essentiellement transcendantal; des milices qui comporteront aussi un édifice de hiérarchies mystiques occultes, destinées à assurer un appareil intérieur suractivité à nos corps de combat engagés sous l'égide de la figure astrale de l'archange Michel et de son ´inextinguible feu polaire.´ Notre vrai centre de gravité et d'en haut."

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